Festival de la Récup’ à Bourdeille

Après une première édition très réussie l’an passé, le Tri-cycle enchanté se relance dans l’aventure du Festival de la Récup’, avec plein de partenaires !

Cette année le Festival commence le 10 octobre et se termine le 8 novembre. Au menu : des spectacles, des ateliers, des concerts, du glanage, une table ronde, et bien sûr plein d’expositions 100% ambiance récup’ ! (cf. programme ci-joint).

N’hésitez pas à faire circuler l’information.

Programme

Proposition de projet avec les élèves « occitanistes » de Bertrand de Born

Plan de travail, proposé par Laura Leeson, coordination Martial Peyrouny.

S’agissant d’un projet à long terme, l’investissement personnel des élèves est essentiel.
Je propose d’intervenir sur les différentes étapes indispensables afin que les élèves puissent avoir un
produit de qualité à la fin de l’expérience.
Je ne peux que les guider ; leur donner des astuces, des clés ou des connaissances techniques issues de
mon expérience. Le résultat final dépendra de leur investissement et de leur participation entre chaque
intervention.

Voici les différentes étapes simplifiées mais nécessaires à une réalisation :

– Écriture
– Découpage technique et story-board
– Formation technique
– Réalisation
– Montage (images et sons)
L’écriture :

Communication verbale et non-verbale.
D’après leur idée originale concevoir un scénario complet avec une note d’intentions qui répond à ces
questions « qui, quoi, comment et résultat » autrement dit :
– Une description des personnages (identifier l’émetteur du « message », du récepteur, du contenu,
des moyens non-verbaux et verbaux utilisés),
– Une description de la situation (où, pourquoi, comment)
Il est important que les élèves sachent pourquoi ils ont choisi tel personnage, telle situation et tels lieux en
rapport avec leur idée.
Une image n’est jamais gratuite mais toujours construite et ils doivent en être conscient. Chaque élément
apporte au spectateur une clé pour comprendre leurs intentions.
Qu’apportent-ils à l’idée du scénario ? comment ce justifient-ils par rapport au scénario ?
Les dialogues sont aussi importants que l’image, souvent la crédibilité de l’histoire repose sur la crédibilité
de l’acteur (ou des acteurs). Il faut faire un choix de vocabulaire et de style dès le départ afin d’assurer une
continuité ou un développement cohérent et surtout crédible…Cela est vrai aussi dans le choix des
ambiances sonores (musiques, effets…)
Le découpage technique et storyboard:

Après un cours très synthétique sur le langage cinématographique (type de plans, style de tournage…) et à
partir du scénario, il faut choisir le langage qui portera l’histoire :
Le scénario est composé de séquences, qui sont découpées en scènes, qui sont composées de plans. Il
faut alors choisir :
Quel type de plan fera passer l’idée de… ?
Qu’apporte « cette » image à l’histoire ?
Comment utiliser l’image pour faire passer l’idée de… ?
Cette étape fait partie de l’écriture. Elle est incontournable pour assurer le montage : si le découpage est
« bien fait », le montage sera plus facile.
Il s’agit de faire un montage « théorique », sur papier, pour se donner une idée du film fini. Une fois que
cette étape est faite le tournage sera aussi plus facile à prévoir et à assurer.
D’où la nécessité d’un story-board, élément sur lequel ils pourront s’appuyer, à tout moment, afin de ne pas
perdre le fil de l’histoire et de l’idée originale (l’intention).
C’est un élément « administratif ». Ce document leur donne accès au langage cinématographique et restera
avec eux de l’écriture à la sonorisation.
Formation technique :

Il existe quelques règles à respecter afin d’assurer la prise de son et de l’image. Il est important d’en
connaître les principes afin que le montage soit possible.
S’ils respectent ces règles, ils seront sûrs d’avoir des images de qualité à monter.
Une fois que le minimum nécessaire au projet est enregistré, ils pourront se permettre d’expérimenter avec
le matériel pour trouver d’autres possibilités linguistiques, et de jouer avec les images.
Réalisation :

« Une image n’est jamais gratuite mais toujours construite… »
La réalisation ne s’improvise pas. Une fois qu’ils ont établi leur scénario, leur story-board et qu’ils ont les
connaissances techniques, ils peuvent se lancer dans la réalisation, c’est-à-dire l’enregistrement des images
et des sons nécessaires au projet.
Ils ne doivent jamais perdre de vue leur « intention », qui les guidera dans le choix des prises de vues,
action et plans à réaliser.
Ils devront mettre en place un plan de tournage au moment de l’écriture.
Il s’agit d’établir un « emploi du temps » qui ne correspond pas à la chronologie du film mais à une logique
de prises de vue (lorsqu’ils tournent dans un lieu, ils doivent tourner tous les plans du film qui se passent
dans ce lieu, même si les plans n’ont aucun rapport temporel).
Il y a plusieurs postes essentiels lors du tournage:

Le chef opérateur : il s’occupe du cadre (ce qui est vu) et de la caméra, d’après les choix du réalisateur. Il
viendra placer la caméra là où le réalisateur lui indiquera et fera en sorte que l’image est de qualité
(composition, mouvements, …)
Il est assisté par un technicien qui assure, entre autre, le fonctionnement du matériel (batteries rechargée, objectifs propres, câbles disponibles, branchements, moniteur…)
C’est souvent cette personne qui fait en sorte que l’éclairage soit adapté. Selon l’ampleur du tournage, il fait
intervenir les « machino » afin de placer des éclairages et des effets.

Preneur de son : il s’occupe du son, en assurant la prise selon si le son est direct ou indirect ; il doit installer
les micros selon les besoins de la prise. Il est assisté par un technicien qui s’occupe, entre autre, du matériel (perche, micros, câbles, branchements, batteries…). Si sa prise n’est pas satisfaisante, il demandera au réalisateur de retourner le plan.

Script (ou secrétaire de plateau) : c’est la personne qui relève, d’après le story-board, les plans tournés, et
qui indique quels plans sont à « conserver ». Cette personne est essentielle puisque son travail va permettre
au réalisateur de savoir où ils en sont. Et surtout grâce à son travail, le montage sera d’autant plus « rapide » et efficace. Cette personne doit aussi relever toutes les indications pour assurer le « raccord » d’une scène ou d’un plan à un autre, toujours d’après le story-board.

Le régisseur : il assure l’organisation matérielle et logistique du film. Il s’occupe des éléments nécessaires
au tournage d’après le plan de tournage (élément du décor, costumes, objets divers, repas, transport,
demande d’autorisations…) Il règle les problèmes pratiques afin que les techniciens et réalisateurs puissent
se consacrer à la qualité de l’image et du son.

Réalisateur et metteur en scène (peut être deux personnes différentes) : c’est celui qui est responsable, qui décide et qui choisi.
Il donne les indications aux techniciens afin d’assurer les prises de vues et de son.
C’est lui qui « tranche », qui décide si le plan tourné est « bon» ou s’il peut être amélioré, selon les besoins
du scénario.
Il surveille les prises depuis le moniteur et donne les indications de mise en scène et techniques.
C’est lui qui coordonne toute l’équipe (les fameux « moteur, ça tourne, action… ») et qui demande une
nouvelle prise de vue jusqu’au moment où il est satisfait du résultat.
Il garde en tête l’intention du plan par rapport à l’intention de la scène par rapport à l’intention de la
séquence par rapport à l’intention du film… il a souvent un assistant qui assure la liaison entre les
techniciens et qui permet d’avoir sous la main tous les éléments nécessaires à la réalisation, en coordination
avec la régie.

Bien évidemment tous ces postes sont à la fois essentiels et modulables. Leur importance dépend de
l’importance du tournage…Mais l’esprit d’équipe est indispensable, si chacun assure son poste le film est
assuré de voir le jour et d’être de qualité.
Montage :

C’est ici que le projet prend forme.
Si chaque « poste » a été assuré, alors le montage est un vrai plaisir. C’est le moment où chaque ingrédient
se révèle.
Tout comme la réalisation et la prise de vue, la finesse du montage dépendra de la sensibilité de chacun.
Il ne faut jamais perdre de vue le spectateur et l’intention du film.
Il y a différentes façons de montrer la même chose…Les images et les sons ont leur propre intensité selon le
moment du film. C’est au(x) réalisateur(s) et à son équipe de faire les derniers choix narratifs et artistiques
afin de donner vie au projet.
Plus les images tournées seront de qualité, plus ils auront du plaisir à les monter puis à les montrer.
Le choix de la sonorisation, déjà établie lors de l’écriture, donne une « personnalité » et une ambiance au
film au même titre que les images.
C’est encore ici un vrai travail d’équipe.
L’encadrement :

Au final, ça sera la sensibilité et les choix personnels du groupe qui seront mis à l’épreuve.
Mes connaissances techniques sont à leur disposition afin de les guider dans leurs choix « artistiques et
narratifs ».